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 [Jean d'Ormesson] La conversation

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Lady Swan
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MessageSujet: [Jean d'Ormesson] La conversation   Mer 5 Déc - 1:10



Année d'édition : 2011
Edition : Pocket
Nombre de pages : 91
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Un soir de l'hiver 1803-1804, aux Tuileries. Une conversation imaginaire entre Bonaparte et son deuxième consul, ami et confident, Jean .Jacques Régis de Cambacérès. Au comble de la tension entre l'esprit révolutionnaire et l'avidité de puissance, le vainqueur d'Arcole tente de rallier son complice à ses convictions. Une seule volonté anime le héros républicain : bâtir sa légende. L'Empire, va-t-il démontrer avec éloquence, c'est la république qui monte sur le trône.


Dernière édition par Lady Swan le Sam 29 Déc - 1:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Jean d'Ormesson] La conversation   Mer 5 Déc - 10:51

Mon Avis :

La Conversation de Jean d’Ormesson est une discussion fictive entre Bonaparte et Cambacérès qui se déroule pendant le début de l’hiver de l803 – 1804 (soit quelques mois avant son sacre), même si l’auteur note dans son prologue qu’il serait vraisemblable que les choses se soient déroulées ainsi. Le premier et le deuxième consul vont à la fois échanger sur des sujets légers, tels des querelles de femmes pour un châle ou la gourmandise de Cambacérès, mais aussi sur des sujets plus graves. Ainsi, ils évoquent les conséquences qu’a eues la Révolution française sur le peuple, mais aussi les projets d’Empire de Bonaparte, qui souhaite s’inspirer des modèles antiques : César et Alexandre le Grand. On découvre ainsi l’envers du décor, à savoir les prémices de cette légende que le premier consul a mis un point d’honneur à ériger.

Tout d‘abord, je tiens à souligner un point qui me paraît essentiel. Au début de son livre, Jean d’Ormesson nous indique qu’il s’agit d’une conversation imaginaire, que les propos de Jean-Jacques Régis de Cambacérès sont eux aussi fictifs, mais que « Tout ce que dit Bonaparte […] figure dans des documents de l’époque : récits, rapports, Mémoires… ». Il est donc particulièrement intéressant de découvrir l’Empereur des Français de cette façon, et j’ai beaucoup aimé la manière dont il est abordé dans ce livre, au plus près de la réalité.

Le lecteur découvre un homme sûr de lui en la personne de Bonaparte, conscient de ce qu’il se passe autour de lui et du pouvoir qu’il détient entre ses mains. Il sait par exemple que M. de Talleyrand surnomme le second consul Haec, un pronom démonstratif féminin latin qui est vaguement péjoratif, mettant ainsi en avant l’intérêt prononcé de Cambacérès pour la gent masculine. D’autre part, on apprend les raisons qui ont poussé Bonaparte à choisir l’aigle ou les abeilles pour emblèmes, ainsi que son admiration pour Jules César. On revisite brièvement les conditions de sa prise de pouvoir grâce à un coup d’État, ses projets politiques ou sa volonté affirmée de s’écarter de la monarchie.

Pour ma part, j’ai redécouvert Napoléon Bonaparte grâce à ce livre sous un jour éclatant, le tout servi par la brillante plume de Jean d’Ormesson, qui a un réel talent pour mettre en évidence la beauté de la langue française. Je dois avouer que j’ignorais jusqu’à la lecture de ce livre qui était Cambarcérès. J’ai donc appris grâce à La Conversation qui était le second consul de Bonaparte et le rôle qu’il a joué dans la politique du futur Empereur.

Ainsi, j'ai passé un très bon moment à la lecture de cet ouvrage d’environ cent vingt pages, que j’ai lu d’une traite et qui est parvenu à capter mon attention de la première à la dernière page. Le tout est écrit sous la forme d’une pièce de théâtre. C’est un très bel échange entre deux hommes qui ont marqué l’Histoire, le tout servi par un écrivain qui a déjà sa place dans l’histoire de la littérature française.
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