Mort-Sure
Bienvenue!
Inscris-toi parmi nous pour profiter au mieux du forum! Promis nous ne mordons pas !


Forum des lectures de l'Imaginaire
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  CalendrierCalendrier  Le BlogLe Blog  Connexion  

Partagez | 
 

 [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Votre avis :
1. Coup de cœur !
50%
 50% [ 1 ]
2. Roman qui vous a bien plu, presque un coup de cœur !
50%
 50% [ 1 ]
3. Roman sympa.
0%
 0% [ 0 ]
4. Roman moyen,qu'on oublie vite.
0%
 0% [ 0 ]
5. Roman que vous n'avez pas aimé.
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 2
 

AuteurMessage
Ferilou
Momie millénaire
avatar

Messages : 4782
Points : 6151
Date d'inscription : 11/01/2015
Age : 25
Localisation : Amiens

MessageSujet: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   Mar 21 Mar - 14:19



Année d'édition : 2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 224 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture :
Témoignage à deux voix sur la vie d'un père et de sa fille autiste de 15 ans.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://read-and-escape.blogspot.fr/
Louve
Admin
avatar

Messages : 25460
Points : 34926
Date d'inscription : 15/01/2009
Age : 30
Localisation : dans une grotte

MessageSujet: Re: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   Mar 21 Mar - 15:29

très attendu pour ma part drunken

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesvictimesdelouve.blogspot.com/
Louve
Admin
avatar

Messages : 25460
Points : 34926
Date d'inscription : 15/01/2009
Age : 30
Localisation : dans une grotte

MessageSujet: Re: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   Lun 10 Avr - 21:52

Roman reçu en service presse

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesvictimesdelouve.blogspot.com/
Babynoux
succube des enfers
avatar

Messages : 3966
Points : 3890
Date d'inscription : 25/02/2011
Age : 25
Localisation : FRANCE

MessageSujet: Re: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   Mar 11 Avr - 15:28

Ah le nouveau roman de Maxime Gillio tant attendu ^^

**********************
Le Blog de Bibliotheque-Quilittout :



MON FACEBOOK
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliotheque-quilittout.eklablog.net/
Louve
Admin
avatar

Messages : 25460
Points : 34926
Date d'inscription : 15/01/2009
Age : 30
Localisation : dans une grotte

MessageSujet: Re: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   Dim 7 Mai - 15:27

Ce n'est un secret pour personne, j'aime ce qu'écrit Maxime Gillio. L'auteur est un véritable caméléon et passe du roman policier (Les disparus de l'A16), au gore (Manhattan carnage) au roman noir (Rouge armée) à un roman bien plus personnel et intimiste où il est question de sa relation avec sa fille autiste de quinze ans. Ne pensez pas que justement ce texte soit triste à souhait et mélodramatique. Non. Maxime garde ce qui fait sa force et son authenticité soit son humour pour dresser un portrait réaliste et surprenant sur sa fille et la relation qu'il entretient avec elle. Une belle leçon de vie et un agréable moment de lecture qui m'aura, je l'avoue, énormément fait rire.

Dans ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres, Maxime a choisi plusieurs anecdotes distinctes pour nous parler de sa fille et de la vie auprès d'un enfant autiste. Il ne demande pas à être plaint ou admiré, non Maxime ne fait que raconter quelques scènes de son vécu et certaines m'auront franchement fait exploser de rire... (Je pense à l'attaque des doigts dans le nez sur la pauvre naine !) L'autisme je le connais un peu pour avoir dans mon entourage très proche quelques jeunes enfants atteint de cette maladie et tous le vivent à des degrés différents. Certains semblent normaux jusqu'au moment où un sujet ou même une simple mouche va venir bousculer leur normalité. Le sujet évoqué ici est quelque chose d'important et de courant malheureusement et pourtant, je trouve qu'il y a encore trop peu de choses de faites en France pour les enfants qui auraient besoin d'être davantage accompagné et encadré.

Si on enlève tout le côté autisme de la fille de Maxime, Gabrielle, on se retrouve avec un récit humoristique hilarant. Cette enfant semble pleine de ressource et tellement drôle. Alors oui, on sent qu'elle a un caractère déjà très affirmé et qu'elle n'apprécie pas la confrontation, mais bordel sa vision des choses est extra ! Gabrielle est vraiment fascinante et Maxime dresse d'elle un portrait que j'ai trouvé sublime et flatteur. C'était un peu comme s'il tentait d'excuser les périodes où elle se comporte en fille chiante en nous proposant de suite après des séquences où sa réflexion est unique.

Je ne saurais pas trop évoquer le roman en lui-même parce que me concernant je l'ai trouvé génial, mais je ne fais pas partie de ces gens qui disent aux parents d'enfants différents : " au moins ton enfant est différent, il est unique..." Ouais c'est cela, genre on vous propose un échange vous sautez de joie. Non. Ne soyons pas hypocrite et je l'avoue sans honte j'ai moi-même avoué à des proches que je ne les enviais pas d'avoir un enfant autiste. C'est dur, fatigant et épuisant et même si j'adore leur gamin et que je prend plaisir à discuter avec lui, vivre 24h avec un enfant différent, je ne le pourrais pas. Et j'assume ! Alors malgré cela, de voir l'affection qui transparait dans chacune des pages de Maxime pour sa fille, voir à quel point il trouve toujours un point positif à souligner ou un moment où il devient son chevalier, je ne peux nier une chose : L'amour entre un parent et son enfant différent est dix fois plus fort que l'amour entre parent et enfant normaux. Je sens la polémique venir, mais c'est ainsi que je le conçois parce que pour un enfant différent, on va utiliser dix fois plus d'énergie et d'alternative pour réussir à entreprendre quelque chose. (peu importe la chose en question d'ailleurs, que ce soit l'apprentissage de la marche, de la parole, de la propreté, du respect ou les cours à l'école...) A ces parents là je dis haut et fort : Bordel tout mon respect ! Parce qu'ils sont forts sans s'en apercevoir et qu'à l'inverse de gens normaux, ils ne te balancent pas leur gosse dans la machine à laver, ou ne les font pas courir en slip au petit matin jusqu'à les tuer.

Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres est un beau récit. Franc, honnête, sans exagération l'auteur se livre et nous fait découvrir un quotidien auquel on ne doute pas sous ses airs de Show man ! En bref, jetez vous dessus, sans hésitation aucune. Fou rire garantie !

Les plus :
- De l'humour
- De l'humanité

Les moins :
- Trop court à mon goût, j'aurais aimé encore découvrir Gabrielle !

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesvictimesdelouve.blogspot.com/
Walkyrie
Démon de minuit
avatar

Messages : 7076
Points : 7665
Date d'inscription : 19/06/2013
Age : 33
Localisation : Walhalla

MessageSujet: Re: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   Jeu 29 Juin - 23:08

Quand « Asperger mon amour » devient « Gillio en quête d’amour filial »
« Tout ce que je sais avec certitude, c’est que sa souffrance est croissante, et qu’avec son mal-être se manifestant avec toujours plus de violence, ce sont des années de souvenirs enfouis qui me submergent, de peurs refoulées, de frustrations tues pendant trop longtemps, de témoignages d’amour que nous n’avons pu échanger, de choses qui n’ont jamais été et ne seront jamais. » p.11

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’écrire une chronique comme je le ferai en temps normal. J’ai plutôt envie de t’écrire, Maxime, de te dire ce qui m’a plu (alors là il y a matière à réflexions, la chronique risque d’être longue…), ce qui m’a déplu (pas grand chose en fait, punaise c’était trop court !), les émotions engendrées avec ces mots arrachés à ton cœur de père, bref te dire ce que j’ai pensé de ton « récit ».

On l’a bien compris sous ta grande taille et ton humour caustique se cache un grand cœur, et plus encore un père qui aime profondément sa fille, un père en quête éternelle des signes de l’amour de cette petite fille insouciante devenue adolescente… De toi, je ne connaissais qu’Orcus Morigan, une de tes identités (face ?) cachées avec laquelle tu as écrit Manhattan Carnage, on y retrouvait indéniablement ton humour noir, ton cynisme et ton côté loufoque et un peu fou. Il faut dire aussi que j’entends beaucoup parler de toi, entre Louve des Victimes de Louve et un K à part, ces deux là ne cessent de nous casser les oreilles avec leur Gillio par ci, leur Gillio par là. Je leur fais totalement confiance pour penser qu’ils ont probablement raison de le faire, c’est d’ailleurs pour ça que « Les disparus de l’A16 » a rejoint ma PAL. Bref, Maxime, tu sembles être un auteur issu du roman noir et qui pourtant se révèle peu à peu dans bien d’autres genres, je pense, entre autre et avec un certain étonnement à tes collaborations avec Sophie Jomain, ce n’est certainement pas là que je t’aurai attendu… Alors forcément, avec ce titre-ci, je t’y attendais encore moins, vraiment, je ne connaissais pas cette parcelle d’intimité que tu as généreusement partagé pour notre plus grand plaisir.
« Ce qui nous fait le plus mal, les moments où notre cœur se serre à nous étouffer, c’est quand tu nous demandes quand tu ne sera plus autiste. » p.15

Enfin, revenons à nos moutons (aux tiens du moins…). Dans « Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres », tu te livres, un véritable récit autobiographique fait d’expériences, de ressentis, d’émotions personnels. Un ensemble de mots écrits à la volée, à l’instinct, sur une page Facebook pour tenter de communiquer davantage avec cette petite fille, Gabrielle qui, « coincée » dans sa bulle d’autiste, s’est érigée une armure inviolable qui semble pourtant disparaître, s’atténuer du moins, sur les réseaux sociaux. Tu doutes de ce procédé semble t-il un peu impudique, oui ça l’est évidemment, mais pourquoi douter de quelque chose qui peut te permettre de dire tout ce que tu souhaites à cette petite fille devenue grande et presque inaccessible ? Pourquoi te jetterions – nous la pierre d’avoir voulu par tous les moyens l’atteindre pour lui dire les choses avec honnêteté, humour et parfois même avec crudité et franc parler ?
« En ouvrant à tous le livre de notre vie, j’avais conscience – j’espérais – que ma fille trouverait ces billets, les lirait et qu’elle comprendrait à quel point sa sœur, son frère et elle sont tout pour moi. Ma base, mon essence, mes fondations. » p.12

Tu nous offres surtout un témoignage poignant, déstabilisant, sensible, drôle, et très humain surtout, mais jamais larmoyant, jamais tu ne sombres dans le pathos, jamais tu ne te plains, jamais tu n’enjolives la chose, jamais tu ne joues la carte du drame, bien au contraire, c’est généreux, et ça sonne simple et juste suffisamment pour résonner en nous de manière subtile et délicate. Une bien belle façon de lui transmettre ton amour et de nous informer avec tendresse sur ce handicap si peu connu. Même si on devine bien sûr que c’est loin d’être simple de vivre chaque jour auprès d’une autiste, ça on l’a bien compris, un véritable défi quotidien, épuisant, démoralisant, difficile, parfois empreint de solitude.
« Oui tu es autiste ET allergique. Tu ne serais pas un peu chiante, des fois ? » p.14

Normalité, différence, évidemment que ton autiste ne rentre pas dans le moule, c’est « chiant » comme tu dis, je comprends. En même temps, n’est-ce pas la société qui n’est pas adaptée à eux plutôt qu’eux adaptés à elle. La question se pose. Même s’il y a des réactions inconcevables, des colères ingérables, des phobies indomptables (punaise, le coup des ventilateurs ou de la Polo blanche, je n’y aurais jamais pensé…), ça fait beaucoup de choses « chiantes ». Tu parles avec une certaine rancœur des déconvenues face un système loin d’être préparé à l’accueil de cette pathologie psychologique (?) qui compte quand même 650000 cas en France, tu es en droit d’attendre de l’aide, merde depuis quand être différent signifie être parqué, cloisonné, pestiféré ? Pire encore quand tu nous racontes une expérience d’une ancienne élève face à un professionnel :
« Une ancienne élève à moi a eu un garçon, diagnostiqué autiste. Le pédopsychiatre qu’ils ont consulté à eu l’obscénité de lui dire que si son fils était handicapé, c’était certainement parce qu’elle était française, alors que le père de l’enfant était d’origine marocaine. Cherchez l’erreur. » p.38
Quand la connerie humaine (désolée pour la grossièreté) vient vous (et nous) achever, comment oser avoir (penser) de tels propos. J’imagine la colère, le sang qui bouillonne sous la peau, les envies de meurtre qui font surface, j’imagine que ça n’a pas dû te surprendre tant que ça et peut-être même as-tu eu des expériences similaires… C’est navrant et cela m’a littéralement estomaqué ! Il ne faut pas s’étonner que tu en deviennes cynique (et qu’est ce que ça doit fait du bien de rabattre le caquet à ces gourdes et gourdots qui ont souvent les bons mots pour plaire).
« (…) une convive me demande si j’ai des enfants. Quand je lui réponds que j’en ai trois, elle me taquine :
– C’est bien pour les impôts ça fait quatre parts.
– Non, avec l’handicapé ça fait quatre parts et demie.
J’ai vu avec délectation son sourire se figer, et n’ai rien fait pour dissiper sa gêne. » p.94

Tu parles aussi des bonnes choses, parce qu’il y en a évidemment ! Quand ta fille a une attitude qui rentre dans une certaine « normalité », tout est plus exacerbé, tes sentiments, tes émotions et on le ressent assez vivement, on se le prend en pleine figure d’ailleurs, un grand gaillard comme toi qui paraît être pince-sans-rire, à priori, ému aux larmes pour un sourire, un « tu me manques », c’est beau, très beau d’assumer ce trop-plein d’émotions, cet excès lacrymal qui vient titiller tes yeux, ce cœur qui pulse plus que de raison.
« Quand une étincelle somme toute anodine fait exploser la cocotte-minute que je peux être, crois-moi je suis loin d’être le meilleur papa du monde. » p.99

Tu es un père et c’est ça qui compte, un père n’est pas que compatissant, un père n’est pas que sourire, un père c’est un être humain qui s’exprime, l’humanité n’est jamais plus belle que dans ces émotions exacerbées, l’amour, la colère, évidemment que tu n’es pas le meilleur papa du monde, personne ne l’est sauf peut-être pour son propre enfant… Quand le paon parade de fierté d’avoir pu être le papa de sa fille, un protecteur, l’être le plus fort de la Terre entière, ce n’en est que plus touchant. C’est bien que tu précises « un peu » car point de honte à avoir, je comprends cette réaction, elle est humaine, elle est saine, elle est normale.
« J’ai un peu honte dix ans après, mais ce souvenir n’est pas que douloureux. Si mon cœur de père saigne toujours devant tes larmes et ta solitude, à ce moment précis, j’ai été ton sauveur, ton chevalier, ton papa pourfendeur de cauchemars et de vilains monstre au volant de polos blanches. J’ai botté les fesses à tes angoisses, et c’est contre moi et moi seul que tu t’es réfugiée, que tu t’es abandonnée, mon petit bout de gonzesse potelée, ma petite princesse péteuse. » p.26

Quant à ton style Maxime, c’est un vrai plaisir à la lecture. Tu écris tellement bien les choses, que j’ai customisé mon livre de post-it colorés, mon roman n’en est plus vraiment un, on dirait presque un sapin de Noël ! Je voulais relever ces phrases voire ces paragraphes qui me parlaient et agrémenter cette « chronique » de citations (si je m’étais écoutée, j’aurai copié-collé ton récit dans son intégralité ou presque). Avec toi, on ne peut pas dire que l’on s’ennuie non vraiment, mais toi non plus tu ne dois pas t’ennuyer avec Gaby. C’est bien de prendre les choses avec humour et dérision, tu l’assumes et j’admire cet aspect de ta personnalité, tu le maîtrises sans aucun problème, en revanche c’est nettement plus difficile de mettre des « mots sur des maux » (petit clin d’œil à ta nouvelle au passage) et tu le fais parfaitement. Et là, c’est vraiment génial parce qu’on gobe, on s’imprègne, on apprend aussi beaucoup.
« Vous connaissez les adolescents, aviez – vous entendu parles des autistes ? Bienvenue dans l’univers angoissant des adotistes, un monde qui ne laisse pas les parents indemnes… » p.88

Quand on te dit « autiste », tout comme tu le dis si bien au début du roman, on pense au personnage interprété par Dustin Hoffman dans Rain Man, on a donc cette image d’être humain très intelligent dans l’esprit et un peu plus gauche dans son corps, finalement être autiste c’est surtout être dans une bulle peu accessible aux autres, une problématique dans les interactions sociales. Le monde tourne autrement pour eux alors les actes, les mots ont donc des significations tout autre aussi. Voilà ce que j’ai compris, tes écrits sont à la fois tendre et pédagogique pour nous, tiers, intrus, un peu voyeur dans cette relation qui n’appartient qu’à vous deux, mais quelle relation ! Tu transpires l’amour pour ta fille et rien que pour cela je salue ton courage du partage, ton courage dans chaque journée qui passe, ta détermination à faire en sorte que Gaby ait une vie la plus « normale » possible. C’est fascinant et difficile à la fois. A travers tes mots, Gaby prend une dimension tout autre, Gabrielle, un bien joli prénom pour une petite fille différente.

Tu nous parles d’elle, de ses réactions honteuses pour toi, de sa solitude, sa douleur face au rejet des autres, ta douleur de ne pas savoir comment l’aider, le regard des autres chaque fois qu’elle aura des réactions, des paroles, des gestes inappropriés. Ces émotions à elles sont complexes, difficiles à cerner, comme tu dis elle rejette vos sollicitudes, vos bras ouverts pour l’aider. Finalement dans cette histoire, ce sont deux êtres qui souffrent, une petite fille incomprise, un père qui ne demande qu’à comprendre… D’ailleurs, Maxime en parlant de ta petite pissouze (surnom affectif chez moi ! ), tu es sûre que ta fille est autiste ou bien elle s’est simplement métamorphisée en cobra ? Franchement, comme tes amis, j’ai ri à ce passage, comment ne pas faire autrement, j’imagine ta consternation, ta honte mais quand même avoue que c’est drôle avec le recul !
« L’attaque sera foudroyante. D’une précision chirurgicale. Le prédateur qui ne laissera aucune chance à sa malheureuse proie. » p.56

Tu nous dis tout ou peut-être pas, en tous cas ça va loin, un défi chaque jour, des inquiétudes perpétuelles puissance dix, déjà qu’en tant que parent on signe pour être inquiet à vie, alors là, je n’imagine même pas l’angoisse croissante, les interrogations qui doivent te submerger toi et ta femme concernant l’avenir de Gabrielle. Je ne peux que vous souhaitez de continuer d’avoir le courage, la force de relever la tête et d’ouvrir vos épaules après chaque moment difficile, chaque fois que le désespoir pointe le bout de son nez, elle en a besoin la petite Gaby, et vous certainement encore plus qu’elle.
» Fasse que tu aies encore besoin de moi Gabrielle, parce que moi, j’ai besoin de toi, depuis que tu es arrivée, depuis le premier jour, depuis que tu m’as fait père ».

Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions Pygmalion pour cet envoi et surtout merci à l’auteur Maxime Gillio et à Gabrielle pour ce partage très éloquent et très humain avant tout.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://songesdunewalkyrie.wordpress.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Maxime Gillio] Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» film année 80 tueur auto-stopeur doigt dans l'assiette
» Mettre les lettres dans l'ordre !
» J.k. voulait mettre Harry et Hermione ensemble...
» mettre une photo dans une QP avec GIMP
» Mettre une image dans un post (en image pas à pas)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mort-Sure  :: La bibliothèque de Mort Sûre :: Témoignages/autobiographie/drames-
Sauter vers: