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 [Adrian J. Walker] The End of the World Running Club

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Walkyrie
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MessageSujet: [Adrian J. Walker] The End of the World Running Club   Dim 3 Juil - 14:28

Année d'édition : 016
Edition : Hugo & Cie
Nombre de pages : 573
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Pour survivre, Edgar n’a qu’une seule option : Courir. Courir pour retrouver sa femme et ses enfants, ou les perdre à jamais. Courir dans un paysage de fin du monde, à travers les vestiges calcinés d’un Royaume – Uni dévasté. Courir contre la montre, quand chaque seconde compte. Courir huit cents kilomètres quand chaque pas menace d’être le dernier. Courir alors que la douleur et la peur tourbillonnent tout autour de lui. Courir parce que tout ce qui se profile là – bas est vif et lumineux. Courir pour ne pas être tué. Courir aussi qu’il le peut. Sans savoir si cela suffira.

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Walkyrie
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MessageSujet: Re: [Adrian J. Walker] The End of the World Running Club   Dim 3 Juil - 14:29

Un roman post-apocalyptique riche, travaillé et fouillé. Il regorge de richesses tant sur le fond que sur la forme. Les thématiques sont nombreuses ; de la survie violente, extrême, en passant par la psychologie humaine, avide, destructrice, effrayante et chaleureuse, en finissant par des descriptions d’un réalisme saisissant, magnifiques, sombres, inquiétantes. Pendant toute la lecture, le lecteur accompagne les personnages, court à côté d’eux tout au long de leurs parcours.

Edgar est un père de famille absent, un trentenaire porté sur la boisson et la junk food. Un homme qui survit plus qu’il ne vit auprès d’une femme et de deux enfants qui s’éloignent peu à peu. Pourtant, quand un événement catastrophique détruit en grande partie le Royaume uni, Edgar n’a pas d’autres choix que d’essayer de s’occuper de sa famille. Quand en plus, ses proches lui sont enlevés, envoyés à plus de 800 kilomètres, Edgar a des prises de conscience et n’a plus le choix : courir pour les rattraper, courir pour les retrouver, courir pour ne plus être seul. Accompagné de quatre autres personnes, la traversée du Royaume uni s’annonce des plus difficiles entre les paysages ravagés et les survivants violents et affamés.

L’auteur use d’un personnage principal ; Edgar Hill, complètement éteint pour évoquer des thématiques profondes à différentes échelles ; de l’homme à la Terre. Des thématiques qui parleront à tous, qui font peur et qui font réfléchir principalement sur ce qu’est l’homme dans sa nature la plus sauvage.

La survie : des prises de conscience, le dépassement de soi…



Edgar dit « Ed » est à la base un personnage dont plus personne n’ y croit, un personnage las de sa vie, éloigné de sa famille, qui s’est ancré dans une routine sans saveur, se perdant dans l’ivresse d’alcools pour ne plus penser à rien et s’éloigner un peu plus de sa vie qu’il ne supporte plus. Un anti-héros en somme, un personnage qui ne fait pas rêvé et auquel on ne croit pas en la survie dans ce monde post – apocalyptique hostile et pourtant… Parfois, les événements les plus sombres, nous révèlent à nous – même, c’est un peu ce qui arrive à Ed. D’abord, la fuite toujours, s’enfuir de cette famille qu’il ne sait comment gérer tout en aidant d’autres à la survie et puis peu à peu, l’amour de sa famille se révèle à lui, son besoin d’eux, son besoin de les protéger. Aussi quand la famille est éloignée, Ed est prêt à tout pour les retrouver ; courir et marcher des kilomètres chaque jour, affronter les épreuves, la violence, la faim, la douleur, le froid, plus le temps passe, plus il se dépasse, se révèle plus fort qu’on ne le croit, se relève quand on le pense sur la fin, il côtoie la mort à chaque pas, s’aventure dans un environnement devenu instable et dangereux, un monde détruit qui semble avoir un effet bénéfique sur lui-même. Évidemment tout ce la est possible grâce à quatre personnages qui l’accompagnent dans ce voyage impossible.

Une unicité des hommes, de l’entraide, du soutien, de l’amitié, de la confiance…



Autour de lui, des personnages aux caractères différents, unis dans l’adversité, unis dans la survie et dont les liens se soudent un peu plus chaque jour. Il y a Laura Grimes, une militaire au caractère affirmé, habituée à évoluer dans l’hostilité des hommes, un personnage fort, stable et dont la seule faiblesse semble être ses sentiments féminins, Harvey, le vieillard du groupe, un septuagénaire absolument incroyable, endurant et surprenant, une belle âme qui tient un peu ce rôle paternel indispensable parfois dans la cohésion d’un groupe, Bryce, le grand gaillard tatoué, un physique impressionnant, une tronche patibulaire, des coups de gueule prononcés et pourtant un cœur et une tendresse énorme, c’est un peu l’ours du groupe et enfin, Richard, un personnage droit, discret mais affirmé, un homme que l’on respecte et qui en dévoile très peu, il dirige un peu le groupe,  négocie les décisions ou les rencontres plus ou moins chaleureuses qui se présenteront sur leur chemin.

Une nature détruite et dangereuse, des hommes perdus dans les ténèbres et la violence…



Qui dit post-apocalyptique, dit survie, dit des humains affamés, blessés, seuls ou organisés en groupe, des humains qui ont des familles à protéger, des animaux redevenus à l’état sauvage où la loi du plus fort prend tout son sens. Les descriptions précises de l’auteur sont tellement saisissantes que l’on s’imagine ce monde détruit, ravagé où les restes des bâtiments tiennent à peine debout, où les dangers se présentent à chaque vestiges anthropiques, et le plus souvent sous formes d’êtres violents, prêts à tout pour récupérer la moindre goutte d’eau, le moindre gramme de nourriture, mais aussi sous forme « naturelle », des terres devenues instables, des terres immergés par des eaux boueuses, bref un univers hostile et violent.

Et l’auteur nous raconte tout ça avec une telle aisance, on croirait qu’il l’a vécu. En même temps, c’est Ed qui nous raconte son expérience, qui nous décrit ce qu’il a vu et ressenti, l’auteur s’est imprégné de son personnage et ne nous cache rien, il y a des moments stressants, angoissants, des moments de douceur, de tendresse, des moments plus longs mais nécessaires, mais toujours on suit ce personnage, cette traversée du Royaume Uni, cette folie qui se révèle peut-être plus censée qu’on ne le croit. Une aventure extrême mais extraordinaire !

En bref, un roman prenant et plutôt addictif, un roman qui réussit à nous divertir tout en nous faisant réfléchir, un roman bien écrit et détaillé. Si vous aimez les univers post-apocalyptiques, si vous aimez la nature humaine tant dans ce qu’elle a de plus beau que dans ce qu’elle cache de plus sombre (sans être sanguinolent), si vous aimez que l’on vous raconte des histoires, si vous aimez les personnages atypiques, les personnages forts et les personnages anti-héros, alors pourquoi ne pas vous lancer ? Ce roman est un peu un condensé de tout ça, au final une belle aventure humaine au cœur de paysages froids, sombres et silencieux.

Je remercie Babelio et les éditions Hugo et Compagnie pour ce partenariat qui s’éloigne de mes genres de prédilection mais qui m’a pleinement convaincue !

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